lundi 9 mai 2011

Comics & Figatelli


Tous les bons comics ne viennent pas des USA. Témoin, cet album "La trainée jaune de Comicswood" paru chez les éditions charentaises (non, pas les pantoufles mais le Cognac) Scutella Editions.
Un looser, après un embrouiamini cosmique, hérite du pouvoir d'un super-bolide à la sauce DC. Mais, pouvoir ou pas, un looser reste looser.
Dans ce premier opus, Lisandru Ristorcelli dynamite allégrement tout le mythe du super-héros. Si "La trainée jaune" a les mêmes pouvoirs que Flash, il n'en a ni le charisme -quoique- ni l'efficacité. Sa seule préoccupation est de récupérer sa bien-aimée, Fiona, qui l'a plaqué .... peu lui importe les méchants qui pourtant valent leur pesant de brocciu que Lisandru lui oppose.
Loin des préoccupations métaphysico-complotisto-prisedetêtes qui rendent souvent la lecture des comics actuels rebutante, tout cet album est baigné d'un sain humour niveau "caca pipi" qui ne peut que réjouir le coeur de l'honnête homme !
Le trait de Ristrorcelli tient bien la distance et l'histoire est menée à 100 à l'heure. Son trait et son découpage s'avèrent terriblement efficaces. La couverture en noir et jaune file une claque et, toute déférence gardée, fait penser à certains travaux d'Alex Ross !
A commander d'urgence (dare-dare aurait dit un certain Frederic) chez www.scutella.fr s'il n'est pas dispo chez votre crémier habituel

mercredi 6 avril 2011

Back in the sixties from Belgium

Une jolie série de cartes postales floquée feutrine imprimée dans les années 60 par une firme d'Anvers, Floch-Indus











mercredi 23 février 2011

Animal lecteur


en une grosse centaine de gags, ces deux ceci-cela de Libon et de Salma dressent un portrait criant de vérité de toute la galaxie de personnages qui gravite autour de la bd. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ces personnes sont sacrément plus attirées du côté obscur du 9° Art : ni collectionneurs, ni lecteurs occasionnels ou compulsifs, ni libraires, ni éditeurs ne trouveront grâce devant la plume acide de Libon.

Et, il fait mouche. Oh, c'est sur, pas à tout les gags ! Mais, peut être que son poisson rouge s'était noyé quand il écrivait certains strips. On peut comprendre. Mais, la plupart du temps, les travers qu'il décrit sont vrais. Et, de plus, gentiment tournés en dérision. A mon plus grand dam, et le front rouge de honte, je dois avouer m'être fréquemment reconnu dans quelques personnages.
Au final, ces deux albums sont peut être des recueils de "private joke" mais leur lecture s'avère bien réjouissante et bien sympa.
Espérons que cela se vendra et que les auteurs ne tomberont pas dans la Bourgeonnite ou dans la Vicomtepathie et que de nouveaux tomes viendront continuer la description de l'étrange faune des lecteurs de BD.

lundi 24 janvier 2011

Metro Cognac, Station Angoulême


Comme chaque année, le Gang s'apprête à aller traper dans les territoires du Grand Froid, là où viennent en villégiature ours blancs, manchots, pinguins et autres phoques, j'ai nommé le Festival International de BD d'Angoulême placé cette année sous la présidence forcément R'n'R de Baru.
http://www.bdangouleme.com/actualite/le%20rock%20a%20baru/187
L'occasion de venir nous faire un petit coucou, une petite gratouille ou une petite offrande libatoire (de préférence au dessus de 38°) et de découvrir nos jolis albums d'images pour enfants pas sages.

Une somptueuse aventure pleine de rebondissements, d'action, d'humour .... et une pointe d'amour. Ach ! Paris sera toujours Paris !!!


Y a eu "calvin & Hobbes" avant Hippie. Y a eu "Boule et Bill" avant lui. Maintenant, il y a "Hippie, berger de prix", 120 gags d'un chien attachant


Un western parodique, un peu comme si John Ford filmait les Marx Bros


la troisième aventure d'Aldo Rémy du regretté Tibet


Imprimé sur papier damart avec des encres à base decitrate de sildénafil, cet album nous a valu des réprimandes de la part des laboratoires Pfizer pour concurrence déloyale


La vie et l'oeuvre de Roberto Succo par notre transalpine à nous que le monde entier de l'édition s'arrache

Rendez vous au stand L4 dans "Le Monde des Bulles", à partir du jeudi 27 janvier. Et, n'oubliez pas, tas de forbans, tous les absents seront coupables !

lundi 17 janvier 2011

Coin coin

Glénat, en décembre, a eu une sacrée bonne idée, entamer la publication des histoires d’un dénommé Carl Barks. Une publication de longue durée puisqu’on annonce 24 volumes. Bon, certains puristes pourraient regretter que cette intégrale ne commence pas au début de la carrière de Barks mais débute par la période 1950-1951 avec une histoire somme toute relativement connue car assez rééditée, «Sur les traces de la licorne « .

Mais, bast ne boudons pas notre plaisir et replongeons vite dans une période où Saint Bilal et Saint Schuiten ne m’avait pas encore détourné ni de la bd populaire ni des comics. Non ! ne versez pas de larmes : j’y suis retourné depuis !
Glénat annonce aussi une intégrale Floyd Gottfredson, l’homme qui fut à Mickey ce que Carl Barks fut aux canards. Il n’est que grand temps que ces auteurs sortent de l’anonymat où les avait confiné l’Oncl’ Walt en leur interdisant de signer leurs dessins.

Et si on rêvait un peu. Si on nous sortait aussi des bouquins sur les grands dessinateurs italiens de Disney.
Giovani Battista Carpi, son Fantomiald et ses parodies

Giorgio Cavazzano et sa magnifique histoire « Donald au royaume des Extras-Marins »

Romano Scarpa

Sans oublier d’autres habiles faiseurs comme Giorgio Bordini, Massimo De Vita, Luciano,Gattto ou Giancarlo Gatti, pour ne citer que ceux là qui firent les beaux jours des « Mickey Parade 1°série ».



Soyons fous : pourquoi pas aussi une édition des travaux pour Disney de Claude « Le magicien » Marin ou bien encore une belle réédition en intégrale de la somptueuse série-fleuve de « Mickey à travers les siècles » de Pierre Nicolas, reprennant et portant très haut le flambeau allumé par Tenas



Soyons carrément déments. A quand une édition chez nous d’autres auteurs populaires italiens qui firent les beaux jeudis des quadra ou des quiqua d’aujourd’hui. Je pense bien sur à Jacovitti ou a Luciano Bottaro, le regretté papa de Pepito, de Baldo, de Whisky à gogo, ……. Mais, ce Bottaro, il aurait pas fait du Disney aussi ?


liens utiles et/ou beaux
http://coa.inducks.org/
www.pimpf.org
www.francois-corteggiani.com
http://conchita.over-blog.net/

jeudi 6 janvier 2011

A drop of gin ?

Si je vous parle d'un polar victorien écrit par une nana, j'en connais qui vont encore m'accuser d'avoir forcé sur le Dry Martini pour ne plus jurer que le hard boilded donc St Mickey Spillane et St James Ellroy sont les archanges les plus représentatifs.
Et pourtant, la lecture de "La marque de Cain" d'Anne Perry" s'avère une sacrée bonne surprise. Acheté au hasard d'une caisse dans un vide-grenier m'a bien accroché. Bon, plus pour la forme que pour le fond. J'ai vite deviné la fin du bouquin avec le retrournement final. Mais, il y a du Dickens dans ce bouquin.

La description du Londres victorien avec son épidémie de typhoide, sa viste du quartier de limehouse et de sa racaille, les chicaneries des cours de justice de Sa Très Gracieuse Majesté sont des personnages à part entière de ce polar.
Le trio de personnages principaux n'est pas forcément trés original mais s'avère attachants : Monk, ex-policier amnésique ignore tout de son passé, son infirmière d'accolyte est une disciple de Florence Nightingale et l'avocat ne cède rien à un Perry Mason.
A déguster en écoutant par exemple